J'aimerai devenir ami avec les gens que je hais, pour leur balancer librement à quel point je les déteste.
Ami d'un temps. c'est nul "ami d'un temps". Et pourtant, on n'en a tous eut, on en connait tous un, un ami de primaire, qui finit par déménager bien loin, et à qui on dit:
T'inquiète pas, on s'reverra, pendant les vacances et tout et tout. Tu m'écris hein? On reçoit une lettre, un jour. On est heureux de l'ouvrir, de la lire, on lui répond.
Mais "ami" n'existe plus. Je me souviens avoir dit à ma mère:
Elle, ce sera toujours ma copine - Vous vous perdrez de vue un jour ou l'autre, c'est certain. Rien à faire, je me bouche les oreilles. Maman ne comprend rien. A vrai dire, jusqu'à aujourd'hui, pour moi, Maman n'avait jamais rien compris. J'avais toujours raison, et elle, toujours tord. C'est jamais vraiment des amis, les amis. Les amis c'est un joli nom qu'on donne aux gens qu'on aime bien, aux gens qu'on voit tout le temps, avec lesquels on vit. Si ça se passe comme ça, alors j'en ai plein, des amis.
Et puis il y a les gens qui nous manquent vraiment, les gens qui nous fascinent. Les gens à qui l'on parle. Parler vrai, parler unique. Avec lesquels c'est plus facile. Les gens auxquels on n'arrive pas à faire la gueule plus de 2 minutes. Et des gens comme ça, c'est supra rare. Je sais pas en fait. Chez moi, en tout cas, ça court pas les rues.
Tiens. Courir les rues... Ça doit être cool de
courir les rues